cardinal Robert Francis Prevost nouveau Pape Léon XIV

PAR M SHAYNE CRAIG

Les premières paroles que le pape Léon XVI a adressées à l’Église et au monde ont été des paroles de paix, d’unité, de préoccupation pour ceux qui sont dans le besoin. Il nous a rappelé la mission du Seigneur Jésus pour rassembler tous les enfants de Dieu, une mission à laquelle nous sommes tous appelés à participer dans l’Église. L’image d’un peuple en chemin, d’un peuple pèlerin, une image si centrale au Concile Vatican II, a été reprise par notre Saint-Père qui nous a invités à marcher ensemble, à tendre la main vers ceux qui sont le plus dans le besoin et à ne laisser personne derrière. La mission du Christ est pour tous, et c’est cette mission à laquelle nous avons eu le privilège de participer en tant que ses disciples et témoins.

Notre Saint-Père témoigne de cette mission en sa personne. Le choix de son nom est lui-même symbolique, comme nous le savons : Léon, le grand pape de l’Église primitive, qui se tint debout pour défendre le peuple quand il était attaqué par les barbares, et le même Léon dont la voix retentit dans la confession du Christ, dans son tome défendant notre foi catholique ; Léon XIII, le grand pape des temps plus récents, qui s’est levé pour défendre les peuples quand ils étaient attaqués par diverses idéologies politiques et économiques, qu’elles soient d’origine capitaliste ou socialiste. Ce même Pape Léon XIII, dans son encyclique Rerum novarum, a posé les fondements de la doctrine sociale catholique et l’a orienté vers un humanisme chrétien authentique et intégral.

On pourrait en dire beaucoup plus sur les moyens par lesquels le Saint-Père rassemble les mondes : un Américain, devenu citoyen de l’Amérique du Sud (Pérou) ; un fils d’une famille dont l’ascendance comprend Haïti, la France, l’Espagne et l’Italie ; une religieuse consacrée, augustinienne ; un supérieur qui a servi au niveau provincial des États-Unis et comme général dans le monde entier ; un évêque, responsable du dicastère des évêques, succédant à notre confrère, le cardinal Marc Ouellet – les mondes ne se heurtent pas, mais trouvent une unité dans cet homme, par l’oeuvre de la grâce de Dieu.

Sa première homélie fait écho aux paroles de notre fondateur, Monsieur Olier, qui nous appelle à devenir petits pour que Dieu soit grand ! Monsieur Olier le dirait plus dramatiquement : devenir rien, pour que Dieu soit tout !

Nous rendons grâce à Dieu pour ce don de sa Providence !

En tant que Sulpiciens, dans notre travail de formation et de discernement, puisons une inspiration renouvelée à nos Constitutions et à notre longue tradition d’un dévouement véritable et filial au ministère de Pierre et de ses successeurs.

Écoutons la voix de l’Esprit, la voix du Christ, notre Seigneur ressuscité, qui retentit à travers ce ministère ! C’est le Christ qui est la lumière des nations, la lumière qui répand les ténèbres ! Son Esprit est plus fort que les esprits les plus redoutables et terribles de notre temps. Comme ne cessent de le dire nos récents papes : Allons de l’avant sans peur, en témoins d’espérance, en pèlerins d’espérance ! Allons de l’avant, rassemblant tout le peuple de Dieu vers lui. Suivons Pierre, comme il suit le Christ, et avançons avec une grande confiance dans l’Esprit Saint.

Fraternellement dans le Christ,

M. Shayne CRAIG, PSS
Supérieur général
La Compagnie des Prêtres de Saint-Sulpice.

10 mai 2025

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