Commémoration des fidèles défunts (2 nov. C 2025)

Commémoration des fidèles défunts – 2 novembre 2025 (Cycle C)

Espérance chrétienne et promesse de la Vie éternelle

La Commémoration des fidèles défunts est un temps privilégié pour raviver notre foi en la résurrection et notre espérance dans la vie éternelle. L’Église nous invite à tourner notre regard vers Dieu, source de consolation et de promesse, pour tous ceux qui nous ont quittés et demeurent désormais en sa présence.

L’Église célébrait hier la fête de tous les saints et saintes de tous les siècles, qui n’ont pas leur fête au calendrier officiel de l’Église. Comme un diamant aux mille facettes, la fête de tous les saints présente le Seigneur sous de multiples visages : des hommes et des femmes, jeunes et vieux, sont des saints parce qu’ils ont reflété dans leur vie le visage de Jésus Christ ressuscité.

Aujourd’hui, l’Église célèbre la commémoration de tous les fidèles défunts. Ceux et celles qui nous ont quittés sont maintenant et pour toujours avec Dieu. Demeurer pour toujours auprès de Dieu, tel est notre espérance et notre foi.

Les trois lectures bibliques, choisies dans cette liturgie des défunts, nous invitent à raviver notre foi et espérance dans la vie éternelle, avec notre propre résurrection à la fin des temps.

Job : une foi inébranlable au cœur de la souffrance

La 1e lecture tirée du livre de Job est une vraie profession de foi exprimant l’espérance en la résurrection et en un rédempteur, même au milieu d’une immense souffrance. Ce passage symbolise la confiance de Job en Dieu, malgré le malheur, et son désir profond d’une justification future et d’une rencontre personnelle avec son Libérateur, comme le montrent les versets où il souhaite que ses paroles soient gravées pour toujours et qu’il voie Dieu de ses propres yeux.

Malgré la perte de sa famille, de ses biens et le rejet de ses amis, Job maintient sa foi en un Dieu juste. Ce passage exprime sa conviction profonde en la vie après la mort dans la résurrection. Job espère que même si son corps est détruit, il verra Dieu de ses propres yeux, ce qui suggère une croyance en la résurrection et une espérance de restauration finale.

Saint Paul et l’espérance des croyants

Dans la première lettre aux Thessaloniciens, nous trouvons un passage qui traite de l’espérance des croyants face à la mort et du retour en gloire de Jésus-Christ à la fin des temps. L’apôtre Paul explique que les chrétiens qui meurent avant le retour du Christ ne seront pas désavantagés, car ils seront ressuscités pour être « ravis » sur les nuées, aux côtés des croyants vivants, pour rencontrer le Seigneur et être avec lui pour toujours.

Ce passage répond à l’inquiétude des Thessaloniciens qui craignaient que leurs proches décédés ne ratent la seconde venue de Jésus. Paul les exhorte à ne pas pleurer « comme les autres qui n’ont pas d’espérance ». Il affirme que les croyants morts dans la foi seront ressuscités à la venue du Seigneur. La résurrection de Jésus est présentée comme le fondement de cette espérance.

Ce passage est une source de consolation pour les croyants, leur rappelant que la mort n’est qu’une séparation temporaire et que le Seigneur ramènera ceux qui sont morts dans sa foi pour être avec lui à jamais.

Commémoration des fidèles défunts (2 nov. C 2025)

L’Évangile : Jésus, chemin, vérité et vie

L’Évangile de ce dimanche nous situe le Jeudi Saint dans le discours d’adieu de Jésus à ses disciples au Cénacle. Ce passage de l’Évangile de saint Jean se présente comme la conclusion des deux premières lectures.

Jésus disait à ses disciples et à nous aujourd’hui :
« Que votre cœur ne soit pas bouleversé : vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. »

Le dialogue de Jésus se centre sur la confiance et l’espérance qu’il offre à ses disciples, en particulier au moment de son départ. Jésus leur assure qu’il y a une place pour eux dans la maison de son Père et qu’il va leur préparer une place, en les invitant à ne pas troubler leur cœur.

Le passage culmine avec la célèbre déclaration :
« Je suis le chemin, la vérité et la vie. Personne ne va au Père, sinon par moi. »

En s’identifiant comme le chemin, la vérité et la vie, Jésus se présente comme le fondement de la Vie éternelle, celle qui s’oppose à la mort et à la destruction. La maison du Père, avec « beaucoup de demeures », est une promesse d’espérance et de sécurité pour tous ceux qui croient en Lui.

Invitation à la prière et à l’espérance

En ce dimanche de la commémoration des fidèles défunts, l’Église nous invite à prier pour nos défunts en renouvelant notre foi et notre espérance dans la Vie éternelle.

Nos défunts sont tous vivants en présence de Dieu. Notre horizon comme disciples du Christ Jésus n’est pas la mort ni la destruction, mais les retrouvailles dans la Maison du Père, où Dieu nous a préparé une place dans la gloire de notre propre résurrection.

AMEN.

La lumière de la résurrection

Cette réflexion nous rappelle que la foi chrétienne est une foi de vie et de promesse. En célébrant les fidèles défunts, nous ne faisons pas mémoire de la mort, mais de la victoire du Christ sur la mort. En Lui, nous avons la certitude que la vie ne s’éteint pas, elle se transforme en éternité.

Par M. Jacques D’Arcy, PSS
Prêtre sulpicien

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